Jour 7, bin Fifi ne se repose pas…


Carnet de voyage... / samedi, avril 7th, 2018
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Problème de wifi à l’hôtel… Le récit d’aujourd’hui attendra…

Hé bin non, le fils de la maison m’a connecté sur le wifi de l’hôtel d’à côté ! La Géorgie, c’est la débrouille, au volant aussi, on se demande ce qu’ils ont comme peinture pour les lignes blanches, vu qu’ils roulent dessus h24…

Turquie
Bon, départ avant 8h (heure turque, soit nous +1 h). Pour m’y retrouver, je ne change pas celle de la moto, et le smartphone prend l’heure du réseau du pays. Le Soleil se lève tôt et… se couche tôt !
Je continue à longer la rive de la mer Noire sur la D-010, sorte d’autoroute bâtarde émaillée de Traffik Polisi (2 en moins d’une heure, dont un avec un uniforme pas sympa qui m’a fait ouvrir les valises (mais pas vider, heureusement), pas un mot d’anglais en plus, et c’était le chef de la joyeuse bande. Fort à propos l’heure du thé est arrivée, et il m’a lâché… Merci samovar !

Le paysage est grandiose si on ne s’arrête pas aux détails, parfois pittoresques, côté ouest, côté est.
  
Encore un petit avion de guerre en déco, un F-5 cette fois-ci, « Freedom fighter », que n’importe qui peut piloter avec le manuel. Lâ preuuve, les Suisses en ooont…

Quelques 340 kms plus tard, je parviens enfin au poste frontière avec la Géorgie, un joyeux bordel, dans lequel les pandores ex-soviétiques, affublés d’une casquette bordée de fourrure du plus haut ridicule (je n’en avais jamais vu de pareille), se prennent très au sérieux. Ne pas rire, ne pas rire. Les chauffeurs de bus (j’étais coincé entre deux d’entre eux) m’ont fait la courte échelle pour me faire passer devant eux et devant tout le monde dans la file. Pas un moustachu en voiture n’a moufté. Ils doivent avoir la carte du parti, les bougres !
Ça a tout de même pris une bonne grosse heure tout ça.
De l’autre côté, les tentations interdites en Turquie s’affichent en grand… Hot dance night shows ! C’est pas du karaoké.

Géorgie

Suivant les conseils du douanier géorgien (le dernier, dans un guichet, à la mode turque, mais sympa), j’ai changé des euros un peu plus loin, dans le bled suivant, j’ai gagné 3% à vue de nez…

Vu l’heure pas tardive, je me suis dit, hop, je ne vais pas chercher un hôtel à Batoumi, je tente Akhaltsiké, à 150 kilomètres environ, par les routes de montagne, Christelle Routarde (voir FB) y avait signalé un hôtel sympa.

Voilà mon Fifi parti, belle route, viroleuse comme il faut, mais un peu pleine de trous par endroits. Le panneau rond 40, en fait, il indique la profondeur et le diamètre des cratères… La route est une sorte de longue, très longue, barrière de dégel, empruntée par toute sorte de vieux camions qui ont un air familier, indéfinissable.
Et soudain j’ai l’illumination en voyant un char T34 repeint tout neuf, en déco comme de l’autre côté, mais plus terre-à-terre… Ce sont d’anciens camions soviétiques, et nous sommes dans le pays de naissance du petit père des peuples, l’oncle Joe en personne.
La dernière fois que cette route a été goudronnée, il devait être encore vivant, Staline…

Pause fruits et légumes dans un village de la vallée de la Tchorokhi, p’têt’ bien Khichauri.


C’est là que ça se gâte, car si les portions endommagées étaient courtes et espacées, c’est maintenant l’inverse. Plutôt piste que route, je bénis ma monture, ses pneus, ses suspensions et sa facilité de franchissement. Bâ oui, pépère n’est pas enduriste, mais forcé et contraint, les vieilles recettes du tout-terrain reviennent vite.
Plus loin, discussion avec deux tracto-pellistes moustachus, la route est coupée en fin de compte, à cause de la fonte des neiges. Tout ça par gestes, ‘videmment.
Bon, bin du coup, retour vers Batoumi. J’avais quand même passé une heure et demie pour faire ces 80 bornes, et il faut les refaire dans l’autre sens… Moins motivant du coup.

Le soleil se couche tôt quand on est en Asie, et c’est avec un soleil bien bas que je traverse Batoumi, jour de marché, heure de pointe, les villes comme j’aime… Bâ faut juste faire comme eux et passez muscade !

Coucher de soleil sur la mer Noire, et paf, la nuit !

Heureusement un petit hôtel est tout illuminé, le Riviera à Kobuleti, restaurant, wifi (du voisin), arrière-cour fermée, breakfast, le tout pour 70 lari (soit 24 euros).

À demain, en Arménie ? Bâ pourquoi pas si la route n’a pas été emportée par la fonte des neiges…

Carnet de voyage complet.

Une réponse à « Jour 7, bin Fifi ne se repose pas… »

  1. Salut poilu, ben les cancoillottes ont fondu sous couette? Y a pas un commentaire ce weekend! Rhâaaa les Franchouillards et leur sacrosaint dimanche de bois :\
    Bah on va y remédier!

    Heureux que tu te sois extrait de ce secteur colonial de l’Empire sans trop de difficultés. Tatooine et ses légendaires starshiptroopers avides de serviabilité à l’extrême… 🙂

    …Le p’tit détail qui claque… le rover inter-dimensionnel type chibani d’l’espace, avec antenne sat intégrée et frein à main en ronce de granite imitation néolithique façonné main (ou roulé sous les aisselles j’sais pôas), que du bonheur visuel!
    M’le faut en version amphibie si y a! J’veux le même, symboles tribaux inclus! On tiens une preuve archéologique irréfutable du savoir faire des grands anciens! X)

    Te voilà en route pour les FreedomLands (ou UtopiaForCertain) si je décrypte bien ton dernier présage aéromystique ^^’ (et le premier panneau-frontière pour confirmer lol)…

    J’suis déjà impatient de te voir à l’entrée de l’Arménie, paraît que ça commence à sentir les épices Frank Herbertiennes par là-bas! Sur la voie d’Arrakis, d’ses dunes et d’ses fremens, l’eau de vie (sans alcool)… le rêve quoi pour un Franc-Comtois!
    J’y pense, t’as pensé à apporter une p’tite casquette pour ton pote le gps* et une gourde de marque Marry PoppinsC’EstPasDuLuxe?! ^^

    A tout’allure Lucky, tiens bien ta monture et que la force t’accompagnes où que tu ailles (c’est beau à regarder) ! 🙂

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